Julie, Julia et Odile
Hier, j’ai réécouté le film Julie and Julia, avec Meril Streep et Amy Adams.
Basé sur deux histoires vraies, le film raconte comment Julia Child publie l’un des livres de cuisine les plus importants des États-Unis, et comment Julie Powell, une employée de bureau et blogueuse américaine, obtient son premier contrat avec une maison d’édition.
Étant moi-même une blogueuse qui aspire à publier un livre, ces histoires me parlent énormément !
Les refus des éditeurs, ne pas se faire prendre au sérieux, douter de soi, et écrire, et recommencer, sans aucune garantie de succès… De la foi et de la persévérance à l’état pur, autant pour Julie, Julia que moi.
La constance à tout prix
Quand Julie débute son blogue, elle se donne un échéancier : cuisiner les 524 recettes du livre The Art of french cooking de Julia Childs en 365 jours.
Pour moi, toute la valeur du film se concentre dans cet objectif précis et quantifiable. Cuisiner et écrire tous les jours, peu importe son humeur, pour rester motivée, mais surtout parce que la régularité est ce qui séduit les lecteurs qui suivent religieusement son aventure.
La clé de la réussite pour Julie Powell a donc été de partager son quotidien pour faire partie du quotidien de ses lecteurs, qui en retour ont donné une valeur à sa voix, se traduisant en succès professionnel.
À ce moment précis de ma vie, où le pessimisme me ronge face à la publication de mon livre sur le désencombrement holistique et que je n’ai aucune certitude qu’écrire des articles de blogue « m’amènera quelque part » professionnellement, j’avais besoin d’entendre ce message.
Même quand elle est fatiguée, même quand elle a peur, avec Julie qui pleure, qui s’effondre, qui doit recommencer trois fois la même recette, mais qui la termine, et qui écrit une publication sur son blogue, coûte que coûte, juste parce qu’elle a pris un engagement envers elle-même.
Moi, moi et moi
Une autre leçon importante à tirer de ce film est véhiculée par le mari de Julie qui lui dit qu’elle est devenue égocentrique depuis qu’elle a commencé son blogue.
C’est vrai, à force de parler de soi et de ses expériences tous les jours, ça peut monter à la tête. La façon que j’essaie de déjouer cela est en évitant de parler de moi pour parler de moi, c’est-à-dire qu’il faut que mes propos inspirent ou aient une valeur quelconque pour mes lecteurs : une leçon de vie, une prise de conscience, une réflexion.
Toutefois, la vérité est que j’écris simplement parce que ça me fait du bien, et qu’au lieu d’écrire mes pensées dans un journal intime, j’ai envie de les partager avec vous.
Avez-vous vous aussi une routine d’écriture ? Quels types de textes écrivez-vous ? Un journal ? Des poèmes ?
Chaque fois que j’ai besoin d’un temps pour moi je rajoute une case “Psy” dans ma tout-doux liste et j’écris ce que j’ai dans la tête. Et t’as raison, ça fait du bien. Quant à la “valeur”, c’est très subjectif et une fois que tes mots sont publiés, ils ne t’appartiennent plus.
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