L’aide humanitaire infinie
Je m’essaye à un sujet politique aujourd’hui.
Un article paru dans le Globe and Mail indiquait que le Canada et d’autres pays du G7 ont significativement réduit le montant qu’ils accordent à l’aide humanitaire internationale.
Selon l’article, les conséquences de ces coupures se font déjà sentir, avec notamment la fermeture de banques alimentaires en Somalie, un pays ravagé par la famine, et un manque de filets antimoustiques au Zimbabwe, qui se traduit par l’augmentation des décès causés par la malaria.
Au Canada, les coupures seraient de l’ordre de 2.7 milliards $ de moins sur les quatre prochaines années.
L’article m’a laissé perplexe.
Pas parce que je trouve cruel de laisser les gens mourir de faim, mais parce que je suis naïvement surprise d’apprendre que des pays indépendants depuis environ 60 ans ne peuvent pas fonctionner sans le financement constant des pays riches. Je savais qu’on les aidait, beaucoup même, mais je n’avais pas compris que ces populations tombaient littéralement comme des mouches dès qu’on tirait la plug.
Les pays riches ont donc des « enfants adoptifs » partout à travers le monde, qu’ils doivent maintenir en vie, coûte que coûte, car c’est leur responsabilité ? Qui a décidé ça ?
Les organismes qui dénoncent les coupures affirment que l’aide humanitaire fait partie de la politique étrangère du Canada. Je veux bien qu’on donne nos surplus quand ça va bien, mais quand on crève de faim au Canada, avec nos propres besoins en banque alimentaire qui explosent, je comprends que la priorité ne soit pas de nourrir des populations lointaines pour avoir l’air d’être de bonnes personnes.
La vraie question est à savoir si ces 2,7 millions $ qui ne serviront pas à « sauver l’Afrique » serviront à nous sauver nous, ou si ce montant sera réinvesti dans l’armement, le pétrole ou l’intelligence artificielle…
Communautaire à boutte
Pendant ce temps au Québec, le mouvement Communautaire à boutte réclame plus de financement pour nourrir et garder en vie la population, dont les travailleurs et travailleuses du milieu communautaire, qui eux-mêmes ont de la difficulté à joindre les deux bouts.
Ne devrions-nous pas diriger une partie de ces 2.7 milliards $ vers les organismes communautaires québécois et canadiens ?
Moi, c’est ce que je ferais. Votez Odile !